Coincée entre la Loire au nord et la rivière Goulaine au sud, aux portes du vignoble nantais, Basse-Goulaine a longtemps vécu du maraîchage et de la vigne : la paroisse Saint-Brice, attestée dès le XIIIe siècle, était dans un terroir réputé pour son muscadet dès le XVIe siècle. Puis la métropole a rattrapé la commune : à partir des années 1970, les lotissements pavillonnaires ont poussé autour du bourg et des anciens villages, portant la population à près de 9 000 habitants. Cette génération de pavillons des années 1970-1980 concentre aujourd'hui l'essentiel du risque amiante goulainais : plaques ondulées en fibrociment sur garages et abris de jardin, dalles vinyle-amiante et colles noires sous les moquettes et linos d'origine, conduits amiante-ciment des chaudières.

Le bâti plus ancien n'est pas épargné. Dans le bourg et les villages historiques, du côté de la Grillonnais ou de la Herdrie, beaucoup de maisons ont été rénovées ou agrandies au fil du XXe siècle : ardoises fibrociment substituées aux couvertures d'origine, celliers et appentis couverts en fibrociment, faux plafonds amiantés ajoutés lors des modernisations. Quant à l'héritage maraîcher de la commune : encore vivace - , il laisse derrière lui des hangars et bâtiments d'exploitation dont les toitures en amiante-ciment doivent être déposées dans les règles avant toute reconversion ou démolition. Les locaux commerciaux et d'activité les plus anciens du secteur de Pôle Sud, près du périphérique, relèvent de la même vigilance.

L'humidité des bords de Loire et du marais accélère le vieillissement des plaques : mousses, faïençage, effritement : autant de signes qu'un retrait s'impose, car c'est le matériau dégradé qui libère des fibres. Nous appliquons à Basse-Goulaine le même protocole qu'à Nantes sur chacun de nos chantiers de désamiantage : SS3 ou SS4 selon l'ampleur des travaux, confinement si le matériau l'exige, contrôles d'empoussièrement et déchets suivis par bordereau jusqu'au site de stockage autorisé.