Née en 1865 du démembrement de Vertou, Pont-Saint-Martin et Le Bignon, la commune des Sorinières est restée pendant un siècle un village agricole et maraîcher aux portes sud de Nantes, à la lisière du vignoble. Le bourg conserve quelques maisons anciennes, mais l'essentiel de son bâti date de la grande vague pavillonnaire des années 1970 à 1990 : celle qui a fait passer la commune du statut de village à celui de ville de près de 9 000 habitants. Or c'est précisément la période où le fibrociment était roi : toitures de garages et d'appentis en plaques ondulées, dalles vinyle-amiante sur les sols des premiers lotissements, conduits et joints amiantés autour des chaudières.

Le passé horticole de la commune ajoute une spécificité locale rare dans la métropole. Les Sorinières ont longtemps vécu du maraîchage, de la culture de la rose sous serre : développée à partir des années 1970 et poursuivie jusqu'en 2005 : puis du muguet jusqu'en 2010. Il en reste des serres, hangars et bâtiments d'exploitation souvent couverts ou bardés d'amiante-ciment, notamment dans le secteur de la Désirée, ancien fief maraîcher aujourd'hui reconverti en parc d'activités. À cela s'ajoutent les locaux professionnels plus anciens des zones d'activités du Champ Fleuri et des Parcs de l'Océane, dont certains sont sortis de terre avant le décret de fin 1996 interdisant l'amiante.

Qu'il s'agisse de rénover un pavillon, de démolir un ancien hangar horticole avant un projet immobilier ou simplement de remplacer la toiture d'un garage, la réglementation est la même : repérage amiante avant travaux, retrait en sous-section 3 ou intervention encadrée en sous-section 4, et évacuation tracée des déchets. Nous travaillons aux Sorinières avec la même rigueur que sur nos chantiers nantais de désamiantage : confinement dès que le matériau l'impose, contrôles d'empoussièrement, bordereaux BSDA systématiques et rapport de fin de travaux.