Saint-Sébastien-sur-Loire est longtemps restée une commune maraîchère : petits pois et carottes ont fait sa réputation dès le XIXe siècle, avant que l'urbanisation d'après-guerre ne transforme progressivement les terres cultivées en lotissements. La Cité des Castors de la Profondine, inaugurée en 1956, a ouvert la voie ; les décennies suivantes ont vu les quartiers de Portechaise, de la Martellière ou de l'Ouche Quinet se couvrir de pavillons, jusqu'à faire de la ville la « cité-jardin » du sud de la Loire qu'elle est aujourd'hui, avec près de 27 000 habitants.

Cette chronologie a une conséquence directe : l'essentiel du parc résidentiel sébastiennais a été construit entre 1950 et 1990, en plein âge d'or des matériaux amiantés. Concrètement, les maisons édifiées avant juillet 1997 peuvent contenir des plaques ondulées en fibrociment sur les garages, appentis et abris de jardin, des ardoises amiante-ciment en couverture, des dalles vinyle-amiante et leurs colles noires sur les sols, des conduits de cheminée en amiante-ciment ou encore des joints et calorifugeages autour des chaudières. Les anciennes dépendances maraîchères qui subsistent çà et là : vestiges d'une activité qui s'est éteinte au début des années 1990 : ont souvent été couvertes en fibrociment elles aussi.

La proximité de la Loire n'arrange rien : l'air humide des bords de fleuve favorise les mousses et lichens qui retiennent l'eau sur les plaques, accélèrent le faïençage et finissent par libérer des fibres. Un toit de garage verdi et fissuré à Saint-Sébastien n'est pas qu'un problème esthétique : c'est un matériau amianté dégradé, qu'il faut faire retirer dans les règles : jamais nettoyer au karcher, ce qui disperserait les fibres.

Basés à quelques minutes par le pont de Bellevue ou la route de Clisson, nous intervenons chaque mois sur la commune dans le prolongement de notre activité de désamiantage à Nantes : repérage avant travaux, dépose en sous-section 3 ou 4 selon le chantier, conditionnement réglementaire et évacuation tracée par BSDA.