Avec ses quelque 20 000 habitants, Bouguenais a la particularité de s'organiser autour de deux pôles urbains : le bourg historique et le quartier des Couëts, limitrophe de Rezé : reliés par un vaste territoire de villages et de hameaux où l'agriculture occupe encore près de 40 % des terres. Cette géographie se retrouve directement dans les chantiers amiante que nous y menons : aux Couëts et autour du bourg, les lotissements des années 1960 à 1980 alignent des pavillons aux garages couverts de plaques ondulées en fibrociment, avec souvent des dalles vinyle-amiante et leur colle noire sous les revêtements de sol d'origine.
Dans les dizaines de villages qui composent le reste de la commune, du côté de la Croix-Jeannette ou des Couëts-Sud, ce sont plutôt les hangars agricoles, étables et appentis de corps de ferme qui posent problème : des centaines de mètres carrés de couverture amiante-ciment posée entre les années 50 et le début des années 90, aujourd'hui moussue et fragilisée par les hivers humides du pays nantais. Ces toitures de grande surface exigent un protocole spécifique : cheminement sécurisé, dépose sans casse, palettisation : que nous pratiquons régulièrement.
Bouguenais, c'est enfin un pôle économique majeur du sud-Loire : l'aéroport Nantes-Atlantique, le site aéronautique hérité des usines Breguet des années 1930, et les zones d'activités comme la Croix Rouge ou le Chaffault. Beaucoup d'ateliers et de bâtiments industriels qui s'y sont construits avant juillet 1997 comportent des bardages amiante-ciment, des flocages ou des calorifugeages. Pour ces chantiers comme pour les pavillons, nous appliquons exactement le même cadre que sur nos opérations de désamiantage à Nantes : repérage systématique en amont, plan de retrait ou mode opératoire suivant la sous-section, confinement ajusté et traçabilité BSDA de chaque tonne évacuée.