Avec ses quelque 25 000 habitants, Vertou est une commune à deux visages. Côté Sèvre nantaise, Beautour raconte un passé industriel et maraîcher : l'ancien quartier de la conserverie, densément bâti dès le XIXe siècle, mêle maisons anciennes, pavillons d'après-guerre et constructions plus récentes autour du Portillon et de la cale. Côté sud et est, le territoire bascule dans le vignoble du muscadet Sèvre-et-Maine, où domaines et exploitations agricoles ponctuent les coteaux entre le centre-ville, la Grammoire et le parc industriel de la Vertonne.

Pour l'amiante, cette double identité se traduit par deux familles de chantiers. Dans les quartiers résidentiels. Beautour, le Chêne, le Planty, les abords du centre-bourg : les maisons construites avant juillet 1997 recèlent les matériaux classiques de leur époque : toitures et appentis en fibrociment, ardoises amiante-ciment, dalles vinyle-amiante collées sur les sols des années 60 à 80, conduits et joints de chaudière. Dans le vignoble, ce sont les bâtiments d'exploitation qui concentrent le risque : hangars à matériel, chais et celliers couverts de grandes plaques ondulées amiante-ciment, bardages de stabulations ou d'ateliers, posés massivement des années 1960 aux années 1980 parce qu'ils étaient économiques et réputés inusables.

Quarante ans plus tard, l'humidité de la vallée de la Sèvre et les hivers doux et pluvieux du sud-Loire ont fait leur œuvre : mousses épaisses, plaques poreuses, fissures aux points de fixation. Un toit de chai qui s'effrite au-dessus du matériel de vendange, c'est une dispersion de fibres à chaque coup de vent : et un passif sérieux le jour d'une transmission ou d'une vente du domaine.

Nous intervenons régulièrement à Vertou, à un quart d'heure de notre base, dans la continuité de nos chantiers de désamiantage à Nantes. Particuliers, viticulteurs, entreprises de la Vertonne : chaque projet reçoit le même traitement : repérage, cadre réglementaire adapté, dépose sécurisée et bordereau BSDA remis.