Avec ses 159 000 habitants, Angers est la plus grande ville où nous intervenons après Nantes. Préfecture du Maine-et-Loire, installée sur la Maine au point de confluence de la Mayenne, de la Sarthe et du Loir, elle empile des couches de bâti très différentes : le cœur historique de tuffeau et d'ardoise autour du château et de la cathédrale Saint-Maurice, les faubourgs du XIXe siècle de Saint-Léonard, de la Madeleine et de Saint-Serge, les grands ensembles des années 1950 à 1970 de Belle-Beille, de la Roseraie, de Monplaisir et du Verneau, enfin la couronne pavillonnaire des Justices, des Deux-Croix-Banchais et du Lac de Maine.

Chaque couche a son amiante. Dans les grands ensembles construits entre 1955 et 1975, on retrouve les dalles vinyle-amiante des logements, les colles bitumineuses noires, les gaines et conduits en amiante-ciment, et le calorifugeage des chaufferies collectives. Dans les maisons de faubourg et les pavillons d'avant 1997, ce sont les appentis, les garages et les vérandas en plaques ondulées, les ardoises amiante-ciment posées en remplacement de l'ardoise naturelle sur les annexes, et les conduits de chaudière.

S'ajoute la ceinture horticole et maraîchère qui a fait la réputation du végétal angevin : serres, hangars de conditionnement et bâtiments agricoles couverts de grandes plaques fibrociment entre 1960 et 1980. Ces chantiers se comptent en centaines de mètres carrés et en tonnes, avec des accès souvent faciles par la cour de l'exploitation, ce qui joue en faveur du devis.

Deux contraintes locales pèsent sur l'organisation. La douceur et l'humidité du climat angevin d'abord, qui installent la mousse et rendent les plaques poreuses et cassantes. Le patrimoine ensuite : autour du château et de la cathédrale, les abords protégés imposent une dépose soignée, un échafaudage adapté et une remise en état à l'identique. Nos équipes interviennent à Angers depuis Nantes, à quatre-vingts kilomètres par l'A11 : repérage, cadrage réglementaire, confinement si nécessaire, dépose et traçabilité.