Beaupréau-en-Mauges est une commune nouvelle constituée en 2015 par la réunion de dix communes du plateau des Mauges, autour de Beaupréau et de la vallée de l'Èvre : Andrezé, Gesté, Jallais, Le Pin-en-Mauges, Villedieu-la-Blouère, La Chapelle-du-Genêt, La Jubaudière, La Poitevinière et Saint-Philbert-en-Mauges. Près de 24 000 habitants répartis sur une dizaine de bourgs, un château au-dessus de la rivière, et une mémoire des guerres de Vendée toujours vive : Cathelineau était du Pin-en-Mauges.

L'économie locale reste agricole et industrielle : élevage, agroalimentaire, chaussure et textile héritées du XIXe siècle, viticulture à l'ouest du territoire du côté de Gesté. D'où un parc considérable de bâtiments d'exploitation et d'ateliers couverts de plaques ondulées amiante-ciment durant les années 1960 à 1980. Sur ce plateau, la question n'est presque jamais « y a-t-il de l'amiante ? » mais « combien de tonnes et par quel accès ? ».

Les chantiers se répartissent en trois familles. Les bâtiments d'élevage d'abord : stabulations et hangars à fourrage de 200 à 600 m², bâtiments avicoles, séchoirs, silos. Les ateliers de zones artisanales ensuite, avec leurs couvertures et leurs bardages plans. Les logements enfin : longères et maisons de schiste d'avant 1948, avec leurs conduits et leurs plaques de sous-toiture, puis les lotissements de 1970 à 1990, avec leurs dalles vinyle-amiante collées et leurs annexes couvertes de plaques.

Pluie et vent d'ouest font le reste sur le plateau : au bout de quarante ans, les plaques feuillettent, la mousse s'installe, les fixations percent. Un toit de stabulation en fin de vie relâche ses fibres au-dessus des animaux et du matériel, et fait dérailler une transmission d'exploitation le jour où elle se présente. Nos équipes interviennent sur tous les bourgs de la commune depuis Nantes, à quarante-cinq kilomètres : métré, déclaration, dépose et traçabilité complète des tonnages.