Saint-Nazaire compte environ 75 000 habitants et porte une histoire urbaine unique en Loire-Atlantique. Détruite à plus de 80 % par les bombardements de 1943 à 1945, la ville a été rebâtie dans les années 1950 sur un plan d'urbanisme entièrement neuf, autour de son port et de sa base sous-marine. Conséquence directe pour l'amiante : une part considérable du bâti nazairien date de la période 1948-1975, exactement les décennies où ce matériau entrait dans tout, des sols aux réseaux de chauffage.

Dans les immeubles et les maisons de la Reconstruction, on retrouve la même série de matériaux : dalles vinyle-amiante des années 1960 et 1970, colles bitumineuses noires, faux plafonds, gaines techniques et conduits de ventilation en amiante-ciment, calorifugeage des réseaux de chauffage collectif. Le centre reconstruit, Océanis, l'Immaculée, la Bouletterie et Avalix en relèvent directement. Méan-Penhoët, ancien quartier ouvrier épargné par les bombes, présente au contraire un bâti plus ancien, avec ses conduits de fumée et ses annexes couvertes de plaques.

S'ajoute le poids de la Navale. Saint-Nazaire est l'un des sites français où l'amiante a été la plus employée, notamment dans le calorifugeage des navires et des installations industrielles. Beaucoup de locaux, ateliers et bâtiments annexes des zones d'activités, à Brais comme vers Montoir-de-Bretagne, portent encore des couvertures et des bardages en plaques amiante-ciment de cette époque. Ces chantiers se traitent en sous-section 3 ou 4 selon la nature du matériau et le mode opératoire.

Le climat du front de mer accélère la dégradation : embruns salés, vent d'ouest quasi permanent, pluies fréquentes. Les plaques se délavent puis se feuillettent, les fixations rouillent, et il ne faut pas plus d'un coup de vent pour arracher un pan entier de couverture. Nos équipes interviennent à Saint-Nazaire depuis Nantes, à cinquante minutes par la RN171, particuliers comme entreprises : diagnostic, cadrage réglementaire, dépose et traçabilité des déchets.