Challans, environ 23 000 habitants, est la capitale du marais breton vendéen, à vingt kilomètres de la côte et des plages de Saint-Jean-de-Monts. Ville de foires et de marchés, connue pour son canard, elle rayonne sur un territoire plat de prairies humides, de canaux et de hameaux dispersés, avec Sallertaine, Soullans, La Garnache et Saint-Urbain pour voisines immédiates.

L'économie est agricole et agroalimentaire : élevage de volailles et de canards, maraîchage, négoce. Il en résulte une densité rare de bâtiments d'élevage et de hangars de stockage, dont beaucoup ont été couverts de plaques ondulées amiante-ciment entre 1960 et 1985. Grandes surfaces, faible hauteur, longues nefs régulières : ce sont des chantiers de plusieurs centaines de mètres carrés et de plusieurs tonnes, où la préparation compte autant que la dépose.

Le bâti ancien du marais a sa grammaire propre. Les bourrines, ces maisons basses aux murs de terre couvertes à l'origine de roseau, ont très souvent reçu plus tard des plaques ou des ardoises amiante-ciment, jugées plus économiques à entretenir. Dans le bourg et les lotissements de 1965 à 1990, on retrouve le répertoire classique : dalles vinyle-amiante sous le carrelage, garages et appentis en fibrociment, conduits de chaudière.

Le climat du littoral vendéen accélère tout. Air salin, vent d'ouest quasi permanent, hivers doux et pluvieux : les plaques se délitent, les fixations rouillent, et une tempête suffit à emporter un pan de couverture avec les fibres qui vont avec. Nos équipes interviennent à Challans depuis Nantes, à une heure par la D178, chez les particuliers comme sur les exploitations : repérage, déclaration préalable, dépose humide et bordereaux d'évacuation.