Chemillé-en-Anjou est une commune nouvelle des Mauges créée en 2015, qui réunit une dizaine de bourgs autour de Chemillé-Melay : Chanzeaux, Cossé-d'Anjou, La Jumellière, Neuvy-en-Mauges, Saint-Georges-des-Gardes, Sainte-Christine, La Tourlandry, Valanjou et La Chapelle-Rousselin. Près de 22 000 habitants. Chemillé est surtout la capitale française des plantes médicinales : camomille romaine, mélisse, menthe, avec le jardin Camifolia pour vitrine.
Cette spécialité a une conséquence directe sur le bâti. À la culture s'ajoutent le séchage et le conditionnement, donc des séchoirs, des hangars de stockage et des ateliers, pour beaucoup construits entre 1960 et 1985 et couverts de plaques ondulées amiante-ciment. S'y ajoutent les bâtiments agricoles classiques des Mauges : stabulations, hangars à fourrage, silos, bâtiments avicoles.
Dans les bourgs, le bâti ancien domine : maisons et longères de schiste antérieures à 1948, avec leurs conduits de fumée, leurs plaques de sous-toiture et leurs ardoises amiante-ciment posées en remplacement sur les annexes. Les lotissements de 1970 à 1990 apportent l'autre versant du problème : dalles vinyle-amiante collées, garages et appentis en fibrociment. Les zones artisanales qui longent l'A87 complètent le panorama.
Le bocage angevin est doux et pluvieux : quarante ans plus tard, les plaques sont poreuses et couvertes de mousse, surtout sur les longues pentes nord des hangars. Un séchoir dont la couverture s'effrite au-dessus d'une production destinée à l'herboristerie pose un problème sanitaire autant que réglementaire. Nos équipes interviennent depuis Nantes, à soixante-cinq kilomètres par la N249 puis l'A87 : visite, plan de retrait, dépose sans casse et bordereaux remis en fin de chantier.