Cholet, environ 54 000 habitants, est la capitale des Mauges et la deuxième ville du Maine-et-Loire. C'est d'abord une ville d'industrie : le textile et son fameux mouchoir, les tissages, puis la chaussure, la mécanique et l'agroalimentaire. Ce passé se lit dans le bâti : ateliers et usines de la fin du XIXe et du XXe siècle, souvent en brique et couverts en sheds, cités ouvrières, entrepôts de négoce.

Dans ces bâtiments d'activité, l'amiante se niche à plusieurs endroits : les plaques ondulées et les sheds refaits entre 1960 et 1985, les bardages plans, les conduits, et surtout les calorifugeages des réseaux vapeur et des chaufferies, qui sont parmi les matériaux les plus émissifs. Les zones du Cormier et de l'Écuyère, comme les ateliers du Bordage-Luneau, concentrent ce type de chantiers.

Côté logement, deux périodes dominent. Les grands ensembles des années 1960 et 1970, dans les quartiers Bretagne, la Favrelière et la Girardière, portent dalles vinyle-amiante, colles noires, gaines et conduits en amiante-ciment. La couronne pavillonnaire construite de 1965 à 1990, de Bostangis aux Villages Bleus et jusqu'au Puy-Saint-Bonnet, cache plutôt des appentis, des garages et des vérandas en fibrociment, plus les conduits de chaudière.

Le climat des Mauges, doux et pluvieux, délite les plaques et installe la mousse sur les longues pentes nord des ateliers. Sur un bâtiment encore en production, la difficulté n'est pas technique mais organisationnelle : nous découpons le chantier en zones et travaillons hors horaires quand la fabrication ne peut pas s'arrêter. Nos équipes interviennent à Cholet depuis Nantes, à une heure par la N249 : diagnostic, mode opératoire, phasage, dépose et déchets tracés.